Ligne L : huit maires montent un collectif

Les Nouvelles de Versailles - mercredi 25 novembre 2015 Huit maires dont les villes sont desservies par la ligne L du Transilien ont décidé de se monter en collectif. Sous la signature d'Olivier Delaporte, maire de La Celle Saint-Cloud et vice-président de Versailles Grand Parc, ils veulent "intervenir au plus haut niveau afin de remédier aux dysfonctionnements que connaît quotidiennement cette ligne." Lire la suite de cette entrée »

Inauguration de la place du Docteur Berthet

La place du Docteur Berthet a connu une longue histoire et plusieurs vies. Au 16ème siècle, imaginons, sur ces terres qui appartenaient à l’abbaye de Saint-Germain des Prés, une forêt, une clairière, une lande, et ici même un étang, plutôt marécageux, où les habitants du Bourg, qui montaient par un étroit sentier, entretenaient des petites cultures, pêchaient, et peut-être braconnaient un peu de « gibier d’eau ». Cet étang s’appelait la « mare des Bruyères ». Son histoire multiséculaire fut profondément bouleversée par la construction du château de Versailles au 17ème siècle. A l’époque, les ingénieurs (hydrauliciens) de Louis XIV cherchaient de l’eau et surtout de l’eau provenant de points hauts, pour disposer de la pression nécessaire, afin d’approvisionner le château, son parc et ses fontaines. Lire la suite de cette entrée »

Rassemblement de soutien aux Chrétiens d’Orient

Conflit en Ukraine, la complaisance coupable de l’Europe !

Alors que l’Ukraine est plongée depuis plus d’un an dans l’une des plus graves crises géopolitiques de son histoire, les médias nationaux semblent avoir pris le parti de traiter ce conflit du seul point de vue pro-russe. La Russie qui arme et soutient sans le moindre scrupule les séparatistes, bénéficie d’une incroyable complaisance de la part des médias et de certains acteurs politiques, désignant l’Ukraine comme l’agresseur.

En réalité, les forces pro-russes progressent chaque jour au mépris du droit international et de la souveraineté ukrainienne. Mercredi 18 février, la prise de Debaltseve par les séparatistes a marqué une nouvelle étape de l’avancée des troupes rebelles, peut-être un tournant décisif dans le conflit. Jour après jour, nous assistons à l’agression d’un État libre et souverain par la Russie, dont la politique clairement impérialiste se dévoile sans faux semblants.

En voulant séparer le Donbass, qui représente plus du tiers du PIB ukrainien, du reste du pays, les Russes veulent, avec une claire détermination, pousser à l’émergence d’un Etat croupion ayant perdu toute indépendance économique et stratégique.

Dans les accords Minsk 2, la question de la Crimée n’est même plus mentionnée, tant son annexion par la Russie fait au fond l’objet d’un quasi consensus. Et c’est un contresens historique d’interpréter la cession de la Crimée à l’Ukraine par décret comme un acte n’engageant pas l’avenir, car il est évident que Khrouchtchev n’envisageait aucunement en 1959 la perspective de récupérer ces territoires.

Très défavorables à l’Ukraine en raison du rapport de forces, les accords de Minsk prévoient en outre la création d’un statut spécial pour les « Républiques Populaires » du Donetsk et de Lougansk. Kiev est fermement invité à reconnaître ces territoires comme légitimes et à leur accorder une quasi-autonomie, compromettant gravement l’intégrité du pays.

Avec la mise en tutelle de l’Ukraine, peu après celle de la Géorgie, c’est l’Europe qui est visée au cœur !

Au moment où resurgit la doctrine brejnévienne de la « souveraineté limitée », que l’on croyait à tort dépassée, alors que s’impose à nouveau le concept de « glacis occidental », ce n’est pas faire injure aux russes que de ne pas accepter cette politique de conquête aux portes mêmes de l’Union européenne. Sauf à faire preuve d’un aveuglement et d’une faiblesse coupable, cette politique impérialiste de la Russie est inacceptable et ses conséquences pèseront lourdement et durablement sur le destin de l’Europe.

Hommage aux victimes de l’attentat du 7 janvier 2015

Ce 7 janvier 2015, au soir, comment ne pas avoir tous présent à la pensée et dans le cœur le drame odieux perpétré ce matin à 11h, l’attentat terroriste qui a frappé la rédaction et les journalistes du journal Charlie Hebdo, ainsi que les policiers présents sur les lieux ? Drame odieux barbare, inqualifiable, absurde, sans nom !

A travers cette horrible attaque, le lâche assassinat de ces hommes, c’est la liberté, c’est la République, c’est une certaine idée de la France qui ont été la cible des terroristes.

C’est une agression d’une extrême barbarie portée contre la liberté d’opinion, la liberté de conscience, le droit d’expression, contre la vie des personnes et contre les valeurs mêmes de la démocratie et de la république. Mais cette agression, qui se veut atteinte mortelle contre la liberté et la dignité, dans ce qu’elles ont de plus grand et aussi de plus fragile, est vouée à un immanquable échec.

Elle ne fait qu’illustrer, une fois encore, que le combat contre l’intolérance et le rejet de l’autre, en France et dans le monde, reste d’une criante actualité !

Ce soir, je vous propose d’exprimer notre indignation contre cet acte infâme et contre ses instigateurs qui propagent des idéologies de haine et de terreur. Mais nous ne devons céder ni à la peur ni à d’inacceptables amalgames.

En ce moment de profonde émotion, la France entière, dans ce qu’elle a d’essentiel, est unie autour des plus belles et des plus grandes valeurs de l’humanité, celle de liberté et de dignité absolue de la personne. Valeurs ô combien universelles !

Le ressort fondamental de la république, c’est le respect de l’homme, le respect de l’autre, quels qu’en soient l’origine, les convictions ou les croyances. Ce qui est grand chez Clémenceau comme chez de Gaulle, c’est leur volonté de combattre pour les plus grandes causes de l’humanité, c’est ce à quoi nous appellent ces actes de violence insensés.

L’humain est au cœur de la politique et de la démocratie. L’action publique n’a de sens que lorsqu’elle rassemble, et de portée que lorsqu’elle s’intéresse à l’homme dans son irréductible singularité. Ce combat n’est jamais totalement gagné. La liberté et la dignité sont toujours à conquérir.

Ce soir, je vous propose d’exprimer notre solidarité avec les victimes, avec leurs proches, et de nous associer à la douleur des familles.

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96e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Maire, Monsieur le Délégué militaire départemental, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les représentants des associations, Mesdames et Messieurs,

Le samedi 1er août 1914, la mairie de La Celle Saint-Cloud, comme toutes les autres mairies de France, recevait un télégramme du Ministère de la Guerre, portant les mots suivants : « Ordre de mobilisation générale. Le premier jour de la mobilisation est le dimanche deux août ».

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Chômage en hausse : les 7 erreurs stratégiques de François Hollande

Record de déficits et d’endettement, perte de compétitivité, panne de croissance, taux exceptionnel de chômage, niveau croissant d’inégalités…, pourquoi la France est-elle devenue « l’homme malade de l’Europe » ?

1) Nous n’avons pas tiré les conséquences du niveau excessif des dépenses publiques en France. Sur 28 pays européens, la France, en termes de poids des dépenses publiques, arrive en 23ème position, ce qui nous situe à peine mieux que la Grèce et la Slovénie. Comparée a ce qui est comparable (Allemagne, Italie, Royaume-Uni), la France supporte entre 10 et 15 points de PIB supplémentaires consacrés aux dépenses publiques, et surtout la France est quasiment le seul pays où la part des dépenses publiques, déjà excessive, augmente.

2) Si le Danemark et la Finlande ont des niveaux de dépenses publiques comparables à ceux de la France, notre modèle social n’en est pas meilleur pour autant. Au contraire l’efficacité des systèmes sociaux dans ces pays dépasse de loin celle de l’Etat providence en France, comme le montre l’étude approfondie effectuée par la Fondation Bertelsmann en Allemagne. Selon cette étude, la France ne se classe qu’au 12ème rang européen en matière de performance sociale, juste avant le Royaume-Uni, tandis que le Danemark et la Finlande occupent les 1ère et 2ème places. Selon l’OCDE, notre système éducatif se dégrade (classement PISA) et la formation professionnelle voit ses performances reculer d’année en année.

3) Au cours des 2 premières années de son mandat, François Hollande a pensé que les déficits seraient résorbés uniquement par le retour de la croissance et un peu de fiscalité supplémentaire. Le problème, c’est que nous avons eu beaucoup de fiscalité, jusqu’à atteindre un « ras-le-bol fiscal », et, en partie du fait de l’effet récessif de cette forte fiscalisation, une panne totale de croissance.

4) Le président et son gouvernement ont une curieuse, et bien fâcheuse, façon de calculer les « économies » annoncées à grand renfort de communication. En effet, pour lui, le fait de réaliser des économies ne correspond pas à des baisses nettes de dépenses, mais en réalité à une moindre évolution par rapport à la tendance naturelle. Problème, c’est qu’en cas de faible inflation, on fait beaucoup moins d’économies.

5) Le gouvernement n’a en fait engagé depuis 2012 aucune réforme structurelle. Certes des mesures ont été prises, comme le CICE ou le « pacte de responsabilité », mais trop faibles, trop complexes (CICE) ou trop tardives. Mais de vraies réformes, point : choc de simplicité ? Réforme de l’administration d’Etat ? Réforme territoriale ? Retraites ? Aucun résultat tangible, car pratiquement aucune vraie réforme structurelle n’a été réalisée.

6) Nos experts ont totalement sous-estimé la perte de compétitivité de l’économie de notre pays. Faute de marges conséquentes, les entreprises françaises n’investissent plus suffisamment : d’où une la faiblesse de l’innovation, de l’adaptation technologique, la panne de stratégie commerciale à l’export … Les conséquences en sont la désindustrialisation, les destructions d’emplois marchands, non compensées par les créations d’emplois aidés, et donc l’augmentation du chômage, facteur d’aggravation des déficits sociaux.

7) Nous sommes aujourd’hui confrontés à une vraie difficulté : la combinaison de l’effet récessif incontestable des réformes à court terme et la double impatience des français d’une part et de l’UE d’autre part. Les uns et les autres attendent que le gouvernement honore enfin ses promesses : baisse du chômage (pour les français) et respect de nos engagements européens (pour l’UE). Et cela est quasiment impossible à très court terme car il y a aussi les échéances électorales ! D’où ce qu’on peut appeler la terrible impasse dans laquelle notre pays est engagé.

La faillite est là !

Michel Sapin vient d’annoncer, hier 10 septembre, que l’objectif de réduction de déficit ne serait pas respecté, ni en 2014 ni en 2015, et que le retour au 3 %, que nous devions atteindre en 2015, ne pourrait au mieux être honoré qu’en 2017. En 2014, le déficit de l’Etat devrait s’établir à 4,4 % du PIB, contre 3,8 % annoncé, soit un dérapage de plus de 10 Md€. Après avoir diminué jusqu’en 2012, le déficit repart à la hausse, contrairement à tous nos engagements.

Echec et mat de la politique économique du gouvernement ! Perte de crédibilité vis-à-vis des Français et vis-à-vis des autres Etats européens ! La part des dépenses publiques dans le PIB n’a jamais été aussi élevée ; le niveau des prélèvements obligatoires atteint un record historique. Le pouvoir d’achat s’effondre, et le chômage s’envole. Pouvait-on imaginer situation plus calamiteuse ?

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Commémoration de l’Appel du 18 juin

Allocution d'Olivier Delaporte

Il y a 74 ans, le Général de Gaulle lançait, face à l’occupation nazie, son appel à la résistance française. Depuis Londres, il s’adressait au peuple d’un pays vaincu et humilié. Ce pays humilié, c’était le nôtre, la France, écrasée sous la puissance d’un ennemi à la force supérieure.

Refusant de s’incliner devant la défaite, de Gaulle appelait toutes les énergies et toutes les volontés à s’unir pour poursuivre la lutte.

Les circonstances n’incitaient pas à la résistance. Pendant les 6 semaines qui séparèrent l’invasion allemande du cessez-le-feu, la campagne de France avait fait près de 100 000 morts.

De cette défaite, aussi radicale qu’inattendue, l’opinion publique admettait la fatalité, presque le caractère inéluctable, résolue à accepter l’armistice demandé, dès le juin 1940, par le maréchal Pétain.

Seul, le Général de Gaulle affirmait que « rien n’était perdu pour la France » et que le combat devait continuer.

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Cérémonie du 8 mai

Allocution d'Olivier Delaporte

Nous commémorons ce matin, devant le monument du Souvenir, la fin de la 2ème guerre mondiale en Europe, et nous rendons hommage aux millions de victimes civiles et militaires de ce conflit.

Le 7 mai 1945, les états-majors des armées alliées recevaient, à Reims puis à Berlin, la capitulation sans conditions des autorités allemandes, au terme d’un des conflits les plus meurtriers de notre histoire. La cessation des combats était fixée au lendemain 8 mai, à 23h.

Depuis la bataille d’El Alamein, en octobre 1942, les armées allemandes subissaient défaite sur défaite et reculaient sur tous les fronts. En juillet 1943, les troupes Alliées débarquaient en Sicile ; elles atteignaient Rome en juin 1944.

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